Je suis un être social

Je suis un être social. Et je pense me faire bientôt un tee shirt avec écrit ces mots en gros caractère sur la poitrine.

Je suis un être social comme avec ce couple que j’ai rencontré. Etre en présence, les uns des autres, tout simplement. Des noms qui restent : Fabrizio. D’autres qu’on oublie. Des phrases absurdes qui résonnent comme : pendant la guerre, j’ai mangé beaucoup de noix de coco. Je suis un puzzle de rencontres. J’ai l’enthousiame du chien, pourvue d’une ouverture à 360 degrés sur ce qui m’entoure. Avant ma rencontre avec Fabrizio, je venais de me faire prendre le pouls dans la rue par une infirmerie itinérante. Tout le monde avait l’air si joyeux, il y avait une telle bonne humeur à l’intérieur de cette infirmerie, que j’ai donné mon bras. Quelques jours auparavant, j’avais atterri dans un gymnase à Siquijor, pour écouter en Catalog, une conférence sur la contraception. Candide de Voltaire, c’est moi.

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Il est impossible de raconter ce qui fait la beauté d’un voyage. Il y a quelque chose de l’ordre de l’intangible, qui déplie la réalité et lui redonne son sens premier, comme le plaisir de parler et de rire (parce que je suis toujours surpris combien je peux rire en voyage) pendant une heure avec une équipe facétieuse de coiffeurs à Dumagueté.

Biko


Ingredients
2 cups glutinous rice
1½ cups water
2 cups brown sugar
4 cups coconut milk
½ tsp salt

Instructions
Combine the sticky rice and water in a rice cooker and cook until the rice is ready. While the rice is cooking, combine the coconut milk with brown sugar and salt in a separate pot and cook in low heat until the texture becomes thick. Stir constantly. Once the rice is cooked and the coconut milk-sugar mixture is thick enough, add the cooked rice in the coconut milk and sugar mixture then mix well. Continue cooking until all the liquid evaporates. Scoop the cooked biko and place it in a serving plate then flatten the surface.

Petit tour à Dumagueté

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Beaucoup de prostitutions ici, comme à Manille et comme partout au Philippines. Et la pauvreté qui saute aux yeux. La religion est forte dans tout le pays. Il y a du monde partout dans les églises, le dimanche. Des milliers de fidèles, une ferveur impressionnante. Je ne sais pas comment je me suis débrouillé, mais j’ai fini par assister à une messe évangélique qui se trouvait au-dessus du marché de la ville. Sermon au micro,  chants repris en choeur. Quelque chose d’étrangement touchant. J’avais presque honte de ne pas être croyant. A la fin du sermon, tout le monde est venu pour me serrer la main. Plusieurs personnes disant qu’elles allaient prier pour moi. Surréaliste et étrangement  beau.

Encore plus improbable, je me suis retrouvé la même journée à manger dans un MacDonald’s.

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Manille te prend à la gorge

Malate, à Manille.

Je sors de mon hôtel. Et un homme m’accoste. Il a des filles. Il veut que je les essaye. Il dit que c’est important d’essayer une Philippina. Qu’elles ont la peau douce. Que je peux avoir deux filles si j’en ai envie. Je lui dis que cela ne m’intéresse pas. Il insiste. Je lui répète que cela ne m’intéresse pas. Il me dit d’accord, mais qu’il a soif et qu’il aimerait que je lui paie un Coca Cola.  La situation me parait tellement absurde que je fini par lui payer son Coca Cola. Fin de l’histoire.

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Combat de Coqs à Siquijor

Les combats de coqs au Philippines sont une institution. C’est violent, sanglant, rapide,  définitif. Une longue lame attachée à la patte et c’est parti. La mort est au bout de chaque combat. Ça remue de voir ça. Avant les combats proprement dit, chaque propriétaire teste l’agressivité  de son coq avec d’autres, pour décider de qui combat avec qui. Des cercles se font. Il y’a ceux qui se préparent à combattre et les autres qui regardent.

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