Un épilogue  : La grandeur du monde

Fin de cette plongée au Bangladesh. De retour à Delhi pour quelques jours. Je récupère de ma fatigue. Difficile de rebondir après le Bangladesh. Le Bangladesh était si fort, que je n’arrive pas à me remplir d’un nouveau désir de découverte. Les jours défilent. Je profite de faire des siestes dans une chambre ou l’air climatisé fonctionne. Je prépare doucement mon retour à Montréal.

Je n’ai pas de mot assez fort pour décrire l’aventure des dernières semaines. Des portes s’ouvrent. Nombreuses. Mon corps fatigué est allongé sur le lit de l’hôtel. Ma tête est comme un vase vide. Je n’ai plus de questions. Je bois de l’eau avec le même bonheur que si c’était un jus de mangue. L’amour à le goût du miel.

L’ intégralité du voyage est ici : Inde + Bangladesh

Incroyable de penser que dans à peine quatre mois, je serai en Afrique. Hâte de commencer ce nouveau voyage. Très envie d’approfondir cette expérience de dilatation du temps sur une longue durée. Point de départ l’Egypte.  A suivre. 

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Lumière 

Je voyage. Parfois sur le dos d’un éléphant en or quand j’ai l’argent pour le faire. Parfois sur les ailes d’un oiseau pour à peine cent roupies. Ce qui m’importe le plus c’est de suivre le courant de mes envies. Je suis à Delhi pour quelques jours. Vécu hier un instant de grâce extraordinaire au Nizzamudin Dargah. Foule monstre. Musique Qawwali qui imprègne le coeur. Moment d’exception.

Maintenant direction le Bangladesh

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Je ne fais que passer

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Je n’écris pas. S’il m’arrive d’écrire, je n’écris pour personne. Tu ne trouveras ici que quelques mots jetés sur le sable. Déjà cinq semaines loin de chez moi. Je commence à doucement sentir les effets du voyage dans mon corps, dans ma tête. L’effet du temps est magique. La sensation d’être un morceau de sucre que l’on plonge dans l’eau. Hâte d’être davantage sur la route. De prendre un bus par ici, un train par là. Je ne suis plus malade. Estomac stable. Dysenterie en veilleuse. Le système lentement se régule. Hier, j’ai glissé sur le sol en marbre du temple d’or. J’ai un doigt de pied complètement noir. Je ne crois pas qu’il soit cassé.

Lu quelque part : celui qui est mécontent de lui même est toujours près à s’en venger. Vrai. Ce que j’aime dans le fait d’être en voyage, c’est d’avoir constamment à définir et à prendre en charge mes désirs. Si je ne me prends pas par la main, rien ne se passe. Eau morte.

Adoré Amritsar. L’Inde est inépuisable. Immense. Il faudra un jour que je finisse par y passer six mois ou un an. Dans l’immédiat, c’est un retour à Delhi pour quelques jours. Puis direction le Bangladesh pour une plongée de deux semaines vers un nouveau monde.

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Penjabi Karma

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Une jeune femme m’aborde au temple d’or pendant que je me lave les mains. Elle est magnifique. De la transpiration perle sur son visage. Son regard bleu gris est pénétrant. Je n’ai pas d’idée précise sur son âge. Peut-être 25 ans. Elle me parle. Me dit qu’elle vient se recueillir au abord du temple quand elle est triste. Il y a quelque chose d’attirant dans ce qu’elle dégage. Elle ne veut pas que je la prenne en photo, ni que nous échangions nos contacts. Jamais lors d’une première rencontre. Pas dans sa culture. Parfois des gens viennent autour de nous pour écouter la conversation. J’ai l’impression de deux aimants. Nous parlons pendant une heure. Cette intimité est surréaliste dans un contexte Indien. Sa main éponge son visage. Je vois qu’elle porte le poignard des Sikhs à la taille. Elle dit qu’elle doit partir. Ses yeux sont superbes. Elle finit par disparaitre dans la foule.

Je suis à Amritsar

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Amritsar. Etat du Punjab. Temple d’Or. Centre spirituel du Sikhisme. Superbe.

Je me rends au Prasad (repas servi gratuitement aux pèlerins) Le reste de l’après midi, j’aide à préparer les chapatis. Des dizaines et des dizaines de galettes sont confectionnées chaque minute. Impressionnant.

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Calcutta journal

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Je prends chaque jour mon thé ici. C’est à quelques rues de mon hôtel, dans le quartier Taltala. Il est tenue par cette femme, dont j’ai oublié le nom. J’aime beaucoup la couleur rose fuchsia de ses vêtements. La noirceur de ses cheveux. La délicatesse de ses traits. La sensualité de son sourire. Sa manière de tenir son éventail.

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