Bye bye Ethiopia

J’imagine que de votre côté c’est l’installation dans la nouvelle maison. Hâte de venir vous voir cet automne. J’espère que la santé de papa va bien. Je t’embrasse. N.
Oui en effet, on s’installent. On se sent bien dans cette maison au bord de l’océan. Hâte de te la montrer. Pour papa les traitements suivent leur cours, chimio et bientôt radiothérapie en plus. Je t’embrasse. Je pense souvent à toi et papa me dit que chacun, vous faites un voyage, certes différent, mais vous le vivez au plus profond de vous même. D.
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De Baher Dar à Adis Abeba

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C’est la pause, ils sont assis à même le vide. Ils ne ressemblent pas à des ouvriers. Les femmes sont en robes, les pieds  nus dans le plâtre, peux-tu le croire ? La construction des nouveaux bâtiments semblent ne reposer sur aucunes règles de sécurité. Les échafaudages sont en bois. Termitières immenses. Instable. Je regarde les ouvriers, ils me répondent par des sourires. Je me sens bien dans ce chaos. En face de moi il y a un immense écriteau planté sur un building ou je peux lire en lettres d’or : Ethiopia Build. L’Ethiopie est un poème permanent et Baher Dar, comme dans un rêve, change jour après jour à une vitesse ahurissante.

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Amasa ganalo

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Je tombe dans le journal le monde sur cette phrase de Jean Luc Lagarce : me donner et donner aux autres, une dernière fois, l’illusion d’être responsable de moi-même et d’être‚ jusqu’à cette extrémité‚ mon propre maître.

A Baher Dar, il y a un milliard de banques et un milliard d’hôtels. C’est hallucinant. Deuxième fois que je vais à la Commercial Bank pour changer de l’argent. C’est toujours une expérience d’entrer dans une banque Ethiopienne. Le gardien armé de son fusil, me reconnait et me fait passer tout sourire derrière le comptoir ou je suis accompagné à un bureau pour effectuer ma transaction.

Aujourd’hui je rencontre Tizazus Gebre Eyezus (ou Zazou Gabriel Jesus) qui cire les chaussures. C’est un étudiant. Cette année, il ne va pas à l’école  car il a été malade de la malaria. Il me propose de s’occuper de mes chaussures. A baher Dar, il y a des dizaines et des dizaines de cireurs de chaussures. Je commence à comprendre l’importance que tout le monde porte à mes blundstone.

Depuis quelques temps, c’est à mon tour d’offrir le café. A la réceptionniste de l’hôtel d’abord. Puis durant ma visite du marché, à plusieurs vendeuses de légumes. Offrir et recevoir. Je paie mon premier café. On m’offre le deuxième. Baher Dar est surprenante. Aujourd’hui, en marchant sans direction précise,  je rencontre Zekele qui m’amène dans un des villages dont regorge la ville pour manger des spaghettis. Nous rentrons dans un restaurant qui est en réalité une maison privée qui fait office de restaurant. Je mange mes spaghettis dans le salon, tandis que tout le monde regarde la télé. 20 birrs pour des spaghettis et un coca cola. Hier je rencontre X qui m’amène dans un café local pour boire de l’alcool de miel. Je paie pour tout le monde. Je sors et quelques mètres plus loin, on m’invite à boire une bière. Hospitalité. 

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Within

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L’intérieur des cafés Ethiopiens. La poétique de la pénombre. Nuit sans fin. Peut-être le mieux serait de ne pas raconter. Peut-être que la réalité du voyage se vit loin des regards. Il ne devrait y avoir de traces que dans la mémoire. Et la mémoire, depuis toujours est une caverne. Il est peut-être temps d’éteindre les lumières et de commencer à voyager en aveugle.

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Un chai avec Samy

Samy est Soudanais. Il passe du temps depuis plusieurs années à Baher Dar. il travaille à Dubai. Il a de l’argent et  fait glisser les billets entre ses doigts, distribuant les birrs à droite et à gauche. Autour de lui tout le monde boit du Chai et mâche du khat. Sur le cellulaire de Samy, ce sont les clips de Nicki Minaj qui captivent. A un moment donné quelqu’un s’excite. Je demande ce qui se passe, ce qu’il dit. Il dit qu’il donnerait un million de dollars pour passer une nuit avec elle !

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Une ville au bord d’un lac

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Au royaume des palmiers, Baher Dar est la ville balnéaire de l’Ethiopie. Pépite de l’Afrique de l’Est ou les hôtels poussent comme des champignons. Le goudron  des trottoirs y côtoie la boue. La misère et la richesse cohabitent sans règles apparentes dans un chaos indescriptible. Depuis mon arrivée, je me sens bien dans cette ville ou il est facile d’avoir ses repères.

Hier, à été un jour de célébration. J’ai mangé de la viande pour la première fois depuis mon arrivée en Afrique. Du boeuf braisé avec de l’injera. Que tu manges avec la main droite, sans ustensile. Accompagné d’une bière, c’est excellent. Tu trouves ces restaurants typique, un peu partout. Les bouchers (souvent de jeunes garçons) coupent la viande devant toi. C’est la danse des couteaux. Une odeur de viande fraîche plane sur la place. Assis sur ta chaise en plastique, tu te lèches les doigts de la sauce pimentée que l’on te sert avec ton plat. Quand tu as fini tu paies à peine 50 à 60 birrs et tu t’en vas.

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