Au revoir 

Dhaka. Dans un immeuble en brique quelque part dans la ville. Des rues, nombreuses, pour la plupart défoncées. Nous dormons quelques jours chez la famille de Saleh. Je n’arrive pas à croire que dans dix jours je reviens à Montréal. Sentiment de plénitude. Corps en creux. Hors du temps. Je regarde le père qui fait sa prière dans la noirceur du salon. L’Islam flotte dans l’appartement.

Plus tard, on m’installe une chaise sur le toit de l’immeuble. Le père me parle de tout et de rien avec ses trois mots d’anglais. Je garde en mémoire son sourire d’une extrême douceur. On m’offre des bananes, des ananas.

De retour à mon lit. Les pâles du ventilateur semblent tourner trop vite. Il fait chaud. La pluie ne tombe plus.  Je regarde par la fenêtre. Les immeubles s’étendent à perte de vue.