Je ne fais que passer

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Je n’écris pas. S’il m’arrive d’écrire, je n’écris pour personne. Tu ne trouveras ici que quelques mots jetés sur le sable. Déjà cinq semaines loin de chez moi. Je commence à doucement sentir les effets du voyage dans mon corps, dans ma tête. L’effet du temps est magique. La sensation d’être un morceau de sucre que l’on plonge dans l’eau. Hâte d’être davantage sur la route. De prendre un bus par ici, un train par là. Je ne suis plus malade. Estomac stable. Dysenterie en veilleuse. Le système lentement se régule. Hier, j’ai glissé sur le sol en marbre du temple d’or. J’ai un doigt de pied complètement noir. Je ne crois pas qu’il soit cassé.

Lu quelque part : celui qui est mécontent de lui même est toujours près à s’en venger. Vrai. Ce que j’aime dans le fait d’être en voyage, c’est d’avoir constamment à définir et à prendre en charge mes désirs. Si je ne me prends pas par la main, rien ne se passe. Eau morte.

Adoré Amritsar. L’Inde est inépuisable. Immense. Il faudra un jour que je finisse par y passer six mois ou un an. Dans l’immédiat, c’est un retour à Delhi pour quelques jours. Puis direction le Bangladesh pour une plongée de deux semaines vers un nouveau monde.

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