Dans les bois

Mardi 20 juin. Deux semaines pour arriver complètement. Pour me vider la tête. Mon corps commence à se relâcher. Je mange dans un café branché de Delhi. Au menu : Sandwich. Capuccino. Gâteau au chocolat. L’air conditionné est à fond. La classe moyenne est assise sur les fauteuils. A coté de ma chaise, un seau recueille l’eau qui s’écoule du plafond. Je regarde les gens. Presque étonné de les voir porter des vêtement propres. Dans la rue, derrière la vitre, c’est le chaos. Je regarde mes pieds, ils sont noirs de poussières.

Mercredi 21 juin. Guwahati, la ville qui ne ressemble à rien. Ville en taule. Moisissures sur les murs des maisons. Odeur d’égout. Palmiers jetés dans les rues. Fils électriques qui pendent à hauteur de tête lorsque tu marches sur les trottoirs défoncés. Je me fais couper la barbe dans le quartier Musulman pour 50 roupies. Je ne vais dans ma chambre que pour dormir. Odeur de mort. Produit chimique dans l’air. Anti puce. Draps avec de grosses alvéoles. Ventilateur semi fou.

Jeudi 22 juin. Journée extraordinaire. Peut-être la plus belle. De loin la plus douce. Premier jour de la Ambabuchi Mela. Expérience folle. Hors de toutes considérations rationnelles. J’ai marché une heure dans la colline pour accéder au temple. Des pèlerins partout ou que tu regardes. Plongée magnifique. Inoubliable. Je raconterais plus tard.