Pizza Hawaienne, pus et grand ciseaux noir

Je suis à Manille que j’aime chaque jour un peu plus. Je pourrai facilement m’installer ici pour quelques mois. Aujourd’hui, je suis allé chez le coiffeur. Salon de quartier comme j’aime. 100 pesos pour une coupe à la Philippino et pour la barbe. Funny face, funny face n’arrête pas de répéter hilare, le jeune homme qui me coupe les cheveux. Je ris avec lui. Jamais vu d’aussi grand ciseaux noir.

Du pus. Deux fois que je viens au Philippines et deux fois qu’une simple plaie au pied s’infecte. Douleur qui m’a réveillé en pleine nuit. J’ai fait le tour des pharmacies aujourd’hui. Je marche en penchant.

Même si je reste tranquille ces derniers jours, je regarde pour la suite. Une nouvelle carte du monde commence doucement à prendre forme dans ma tête. Voyage à court et moyen terme. Je n’arrive pas à expliquer le sentiment qui m’habite aujourd’hui, mais je me sens dans l’oeil amoureux du cyclone. Le temps du voyage agit sur moi comme une révélation.

Je lisais quelque chose d’intéressant hier, sur la question de l’amour. Dans les grandes lignes : la personne avec qui tu veux être, devient le. Devient cette personne. Et je crois que c’est ce qui se passe. Je suis une mine d’opale.