La famille d’Atos

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Il n’y a personne pour te dire de passer quelques jours à Manille. La plupart des gens que tu croises te conseille de fuir la ville. Manille, c’est 1 660 714 habitants. Je ne sais pas pourquoi,  mais depuis le début, il y a quelque chose qui m’attire ici. Peut-être parce que je sens que derrière cette masse,  il y a des gens. Et qu’il suffit de se perdre un peu pour les rencontrer.

Aujourd’hui, je cherchais à m’éloigner des grandes tours. Mon hôtel est dans le quartier des affaires, à Makati. Et j’ai fini par tomber sur une rue ou il y avait une vie de quartier. La pluie tombant violemment, je me suis arrêté dans une cour. Sur un des murs, une grande fresque multicolore avec en grosses lettres le mot happiness. A l’intérieur de la cour, un cercueil blanc. Des bancs. Des gens assis avec des verres à la main. Veillée des morts, picnic d’été. Les enfants jouaient sous la pluie. J’étais au royaume des vivants. En compagnie d’un mort, dont le visage à travers le cercueil ouvert, semblait épouser la noirceur du ciel.

En continuant ma route, j’ai rencontré Atos Araza qui m’a proposé de monter chez lui pour boire un café. Il m’a présenté sa famille. Beau moment de vie. Au coeur du monstre de 1 660 714 habitants, je me sentais chez moi. J’y retourne demain.

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