Le village de Pula

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Regarde chaque image lentement. Les nuages se forment à une vitesse ahurissante. Et gronde. Tu ne sais pas s’il va pleuvoir et la pluie se met à tomber tout à coup. Les nuages finissent par disparaitre. Le soleil finit par reprendre sa place comme toujours. Une éternité que je suis parti de Montréal. Je n’arrive pas à croire que c’est déjà la fin du voyage. Je vais retrouver mon appartement. Je me prépare doucement au retour. Je regarde chaque image lentement. Comme un arrêt obligatoire. C’est toujours la même chose, à certains moments, j’arrive à prendre la photo, à d’autres moments je la laisse filer. Certaines fois toutes mes photos sont floues.

Je suis à Banaue. il est 17h, la lumière est incroyable. Etrange comme je ressens plus la solitude quand je suis entouré d’autres touristes. Tu ne te sentiras jamais aussi seul que parmi tes semblables. Hier dans la jungle, je n’ai jamais entendu un son de grillon comme celui là. Un chant lancinant qui ressemblait au cri sourd que peut produire la corde d’une guitare électrique. Le massage des insectes. A l’autre extrême, il y  avait quelque chose de troublant dans le silence que j’ai vécu au village de Pula. Un silence presque oppressant. Je dormais dans un dortoir au milieu de la jungle. Il n’y avait pas de carreau à la fenêtre de ma chambre. J’ai encore l’image de cet enfant derrière la  maison qui écrasait les épis de riz avec son pilon.

La ou je suis, le temps n’existe pas. Mon billet d’avion indique que je reviens le 8 aout. Si je ne dis pas de bêtise, c’est le jour de l’anniversaire de mon père. j’ai choisi la date du retour sans même y penser.

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