Chez Maria

IMG_4762.jpg

IMG_4763

Après avoir été à Apo, tu peux mourir en paix. Ici, c’est magnifique. En arrivant sur l’île, j’ai pris une chambre chez Maria, dans le village. Je suis seul à vivre dans la maison. Avec c’est vrai, quelques oiseaux qui s’engouffrent  parfois à l’intérieur de la bâtisse. Je suis sur une île. Petite. Vie de village. Vie de famille.  Je suis fasciné par la beauté des enfants. Ce qui les rend sidérant à regarder, c’est qu’ils ignorent qu’ils sont d’une beauté si sublime. Grand moment. J’ai vu des tortures. Dans l’eau transparente, turquoise. La majesté de la  nature a son zenith. Ici, le camion qui fonce dans la foule à Nice n’existe pas. Cette horreur, c’est la grande névrose d’un monde lointain. Le résultat d’un corps malade, presque imaginaire. Je suis dans une autre société, la société de l’île. Je suis dans un village ou l’électricité ne fonctionne que trois heures par jour. Ici la lumière vacille comme dans un rêve. Les oiseaux font plus de bruits que les hommes. Assis sur le sable, je peux te dire que le coucher de soleil que je regarde est à pleurer.   

IMG_4761.jpg