Et soudain des statues partout

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C’est de la création, je suis au coeur de la création. Ce n’est pas cette merde qu’on nous donne à voir dans les théâtres. Le théâtre n’existe plus ici, il est devenu la vie même. Il circule partout ou ton regard se pose. Pasolini te parle. Il est là dans les murs. Dans les gens. Il est dans les gens. Je pense beaucoup à Pasolini quand je suis en Inde. Sa poésie est vivante. Son intelligence, celle qu’il aimait chercher chez les gens. Dans le peuple. Le poème est dans le peuple. Je regarde cette jeune fille qui fait sa toilette dans la rue. Cette jeune fille d’une beauté sidérante. C’est la pensée de Pasolini. C’est son regard, son intelligence, sa générosité, sa compréhension du monde. Pasolini avait compris que la réponse est dans la fange. Que l’évènement et c’est sa tragédie, s’ignore. qu’il est là ou personne ne regarde. Pasolini est mort. Tué peut-être, une nuit sur une plage. Mais pas ici. Ici, il est vivant, nombreux. Sa parole, qui n’était pas sa parole, mais celles des autres, se reproduit plus vite qu’un rat et s’enfonce dans la vie comme une lame de rasoir.

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