De Baher Dar à Adis Abeba

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C’est la pause, ils sont assis à même le vide. Ils ne ressemblent pas à des ouvriers. Les femmes sont en robes, les pieds  nus dans le plâtre, peux-tu le croire ? La construction des nouveaux bâtiments semblent ne reposer sur aucunes règles de sécurité. Les échafaudages sont en bois. Termitières immenses. Instable. Je regarde les ouvriers, ils me répondent par des sourires. Je me sens bien dans ce chaos. En face de moi il y a un immense écriteau planté sur un building ou je peux lire en lettres d’or : Ethiopia Build. L’Ethiopie est un poème permanent et Baher Dar flotte dans ma tête comme dans un rêve.
Ce matin, la première image que j’aperçois à travers la fenêtre de ma chambre est celle de ce chien qui essaie d’attraper sa queue. Il tourne sur lui même. Il est 7h du matin, c’est déjà l’agitation dans les rues. Je prends un tuktuk direction l’aéroport. Toujours aussi beau ces gens qui marchent au bord de la route. S’imprime l’image de cette femme, droite comme un i au visage plus beau que tous les visages, avec deux sacs de charbons sur la tête. Superbe. Une idée de la grâce.  En partant d’Ethiopie, j’ai la sensation de quitter une personne, pas un pays.
Il me reste deux jours à profiter D’Addis Abeba. Le chauffeur de taxi qui m’amène au Taitu hôtel m’apprend qu’Addis Abeba veut dire nouvelle fleur en Amharic. Il me conseille de faire l’amour avec une Ethiopienne avant mon départ.
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