De Lalibela à Baher Dar

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Bye bye lalibela. L’émotion qui te prend parfois quand tu quittes un endroit pour un autre. L’émotion de la route. Quand le paysage défile et que ce n’est pas simplement lui qui défile, mais bien le tapis de ta petite vie qui se déroule. Tu es dans ton film. Premier rôle, second rôle, décor, tout y passe. Il te suffit d’arrêter la musique qui joue dans tes écouteurs pour revenir sur terre. Dire je t’aime au passage, cela ne te coute rien et c’est ce que tu fais. C’est vrai qu’au quotidien tu ne trouves pas toujours facile de vivre avec ceux que tu aimes, mais c’est loin de chez toi que tu réalises que quoi que tu fasses, la maison restera la maison. Ta peau, même noyée sous de nouvelles sensations, se souvient bien mieux que toi du chemin du retour.
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Arrivé à Baher Dar. In Ethiopia everything is possible because we starting at zero. Après un long trajet en bus puis en minibus, j’arrive à destination. Toujours aussi surréaliste, toujours aussi beau cette traversée du paysage, dans ces bus trompe la mort. Et la vision de ces gens qui marchent sans fin sur le bord de la route est une chose dont je ne me lasserai jamais. La beauté des Ethiopiens est sans limite, même si ici, plus qu’ailleurs, c’est le règne de la poussière. Tu vois, les robes que tu ne portes plus, ce sont eux maintenant qui les portent. Même chose pour les pantalons, les tee shirt. Partout, tu es face à des fantômes qui se tiennent debout devant toi dans les habits d’un autre.

En même temps que je te parle, je bois une bière face au lac Tana. Surgissant des eaux, j’aperçois la tête d’un hyppopotame dont la gueule immense s’ouvre sur le ciel. Je suis en Afrique.