Ugly Adis Abeba

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Bach, suite Française numéro 2 en C mineur. Glenn Gould, Ethiopie.
Le voyage en bus en direction d’Addis Abeba a duré 10h. Merveilleux paysage, traversant the Awash National park. Une mer de collines à perte de vue, des arbres parasols par milliers, d’innombrables villages et cette incroyable lumière du soleil qui te ramène au début de l’humanité. Puissante vision. Comme celles de ses immenses macaques, assis sur le bord de la route, que j’ai pris, de loin pour des hommes.
En arrivant à Adis Abeba, j’ai pris mon billet de bus pour Dessie. Je pars samedi à 5 heures du matin. Il n’y avait plus de billets pour demain. Je dois donc rester à Addis Abeba une journée de plus. Ce que j’aurai aimé éviter, tant cette capitale ne m’inspire rien. Hâte de repartir sur la route.
En attendant, faut que je dorme. La nuit dernière, une tempête a eu lieu sur Dire Dawa. Une pluie d’une intensité effrayante. J’avais peur que le toit s’effondre. Impossible de me rendormir. Et pour tout arranger, j’ai les bras couvert de morsures de puces. Je me gratte comme un chien malade.
Pour cette nuit, j’ai pris une chambre au Taitu Hotel. Un hôtel historique d’Adis Abeba. Ma chambre est immense. J’ai payé la 103 trop cher, mais je n’avais pas la force de me battre sur les prix.
Hier, avant que la tempête ne me réveille en sursaut, je rêvais que je dormais avec quelqu’un. Nous dormions en chien de fusil, comme ça, quelque part en Ethiopie, dans la position d’une tendresse imaginée. J’ai encore la sensation de ce rêve dans mon corps.