What can i do ?

What can i do ? It’s a disaster ! Je rencontre Samuel qui me parle de la situation sociale et politique de l’Ethiopie. Une lucidité froide et sans pitié sur son pays, sur sa place à lui dans ce monde, sur sa situation amoureuse, sur ses enfants. Sur l’homme blanc et ce manège qui se joue autour du commerce et des consciences qui entourent ce commerce. Les autres le regardent comme s’il était un fou. Alors que ce qu’il dit est d’une vérité qui te coupe au rasoir.
Je suis à Dire Dawa. Je suis retourné à Bravo Mansion. J’ai passé une nuit au blossom hôtel hier soir, le robinet de la salle de bain ne marchait pas, la douche ne marchait pas, il n’y avait pas de serviettes dans ma chambre. J’ai attrapé des puces de lit. Tout allait bien. Je pense avoir passé le cap de l’exotisme, je suis dans le vif du sujet, dans le nerf de la guerre. L’Ethiopie me rentre par capillarité par tous les pores de la peau et quelque part c’est tant mieux. 
 
A Dire Dawa, comme partout en Afrique toutes les enseignes sont peintes. Magnifique. Ce que j’adore à Dire Dawa, c’est que tu peux t’installer dans n’importe qu’elle endroit pour boire un chai pour 1 birr ou 2 birr.
Je ne sens pas à Dire Dawa, la dureté que j’ai senti à Harar. Même si le dernier soir, assis dans la pénombre de cette cantine à manger ma soupe, il y avait quelque chose dans l’atmosphère d’étrangement doux, d’inoubliable.
Je pars demain pour Adis Abeba, j’ai mon billet. J’hésite à rester ici tant je me sens bien.  Il y a quelque chose qui glisse. On m’invite à droite et à gauche pour boire le thé. Je trouve facilement les choses. Pourquoi partir. Dans les prochains jours, je dois prendre trois bus. Chaque bus demande entre 8 et 10h de trajet. Enjoy your ride.
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