Quitter Harar

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Arthur Rimbaud a vécu à Harar. Je suis passé devant sa maison, il n’y avait personne.
Aujourd’hui, je suis allé à la ville de Babilé, à une heure d’Harar pour voir le camel market qui a lieu deux fois par semaine.
Quand je suis arrivé, les enfants criaient China, China, parce qu’il faut savoir que la voracité de la Chine est sans limite. Elle finance la plupart des routes Ethiopiennes, la Chine étant intéressé par l’opale dont regorge le pays.  Pour ces enfants, je suis le Chinois, je suis l’étranger.
J’aime mon rythme de voyage, complètement au ralenti. Je ne cherche pas trop à en voir, ni trop à en faire. Quand je reste quelques jours dans un lieu, ma relation avec les gens changent, gagnent en épaisseur. Quelque chose se détend, nous dépassons la relation give me money à sens unique. Le sourire est politique et ma relation au voyage passe par là. Quitte à passer pour l’idiot du village.
Voyager n’est pas toujours facile. Je me sens parfois assis sur une barque, dépendant de la houle.
Je marchais ce matin dans les rues si particulière d’Harar, et je ne pouvais m’empêcher de penser que c’est un privilège d’être là. Même si des fois, je me demande ce que je fais à des milliers de kilomètres de chez moi, ce que je cherche ? Et j’essaie de ne pas répondre à la question. Parce qu’au fond ce n’est pas important,  parce qu’il n’y a pas de réponse. L’idéal, j’imagine serait qu’il n’y ai ni question, ni réponse, mais ce n’est pas pour maintenant.
Mon objectif pour les prochains jours est de ne pas prendre de photos. Faire comme le pêcheur qui remet son poisson à la mer après l’avoir pêcher. Une simple impression de l’image par la rétine.
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