Salam

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L’appel à la prière est magnifique. Il rythme la journée. Les voix qui scandent Allah Akbar pendant quelques minutes transpercent les murs de ma chambre et parviennent à mes oreilles avec une douceur étrange.
Je dors depuis mon arrivée à bravo Mansion. Dans le quartier populaire. Personne n’y parle Anglais. Seulement Amharic.

Partout, les hommes mâchent le khat. Les billets Ethiopiens, qui passent au fil de la journée, d’une main à l’autre, sont tous noircis et fort de cette odeur.  C’est avec cet argent, le bir Ethiopien que je me suis offert ma première Harar beer.
Dehors, il pleut. Les rues débordent. Je m’étonne à pleurer comme un enfant dans le hall de l’hôtel Continental ou je prends chaque jour le temps de me connecter à internet. Ce sont les larmes du bonheur.
Aujourd’hui,  j’ai rencontré au marché mon premier pickpocket. Il a réussi à prendre mon cellulaire dans ma poche. J’ai eu le reflex de lui reprendre. Il semblait aussi surpris que moi. Il y a toujours des voleurs et des volés, faut pas s’en faire avec ça. Ce marché, est l’un des plus beaux que j’ai vu de toute ma vie.
En après midi, j’ai mangé dans un restaurant incroyable. L’hôtel Paradiso. Ambiance désuète, douce et reposante. J’étais le seul farangi. L’étranger, l’homme blanc comme m’appelle les gens, ici.
On m’a demandé plusieurs fois, si j’étais journaliste. C’est mon appareil photo qui attire les questions. J’oublie des fois, qu’en Ethiopie, la situation est tendue politiquement. La question de la Somalie, de l’Erythrée revient ça et là dans les conversations, en plus des tensions internes qui agitent le pays.
L’odyssée continue.

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