Avant de partir : Stardust Memories

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It was one of those great spring days, it was Sunday, and you knew summer would be coming soon. And I remember that morning Dorrie and I had gone for a walk in the park and come back to the apartment. We were just sort of sitting around and I put on a record of Louie Armstrong, which was music I grew up with, and it was very, very pretty, and I happened to glance over and I saw Dorrie sitting there. And I remember thinking to myself how terrific she was and how much I loved her. And I don’t know, I guess it was a combination of everything, the sound of the music, and the breeze, and how beautiful Dorrie looked to me and for one brief moment everything just seemed to come together perfectly and I felt happy, almost indestructible in a way. Stardust Memories, Woody Allen

C’est un peu le mouvement fou des planètes. La dérive des sentiments. Hier, j’ai revu Stardust Memories de Woody Allen. Et j’ai adoré. Beaucoup plus, que la première fois.  Aujourd’hui,  Je me suis amusé à dessiner l’Afrique. Sur ma carte, j’ai réalisé  que l’Ethiopie était entourée par des pays comme la Somalie, le Yemen, l’Érythrée, le Soudan. Que tout ces pays étaient en guerre. Que c’était la fête de la noirceur dans la corne du Rhinocéros. Me sont revenus ces mots de Philippe Stark qui, dans le chaos dans lequel nous nous enfonçons, me font toujours sourire : Ce qui m’intéresse, c’est nous : l’espèce animale et cette extraordinaire et romantique aventure. Il y a quatre milliards d’années, nous étions une bactérie, puis nous sommes devenus un poisson, une grenouille, un singe, et maintenant un super-singe. Et nous sommes voués à disparaître dans quatre milliards d’années, quand le soleil va imploser. Cette histoire fermée comme un film, j’adore ça. 

Il faut que je mange. Mon estomac commande. J’ai acheté de la viande hachée ce matin. j’ai demandé 50 grammes.  Le vendeur m’a regardé avec stupéfaction. Quand j’ai vu la minuscule boulette sur la balance, j’ai réalisé que c’était trop peu. J’ai rarement la valeur des proportions. Dans Stardust memories, il y a cette scène entre Sandy Bates et Dorrie, qu’il faut que je regarde encore : and for one brief moment everything just seemed to come together perfectly and I felt happy, almost indestructible in a way. 

On vient de détecter les ondes gravitationnelles d’Albert Einstein.  Les vibrations de l’espace temps. Je me demande quelle est la place des sentiments dans la gelée de l’univers. Ce que je sais, c’est qu’il suffit de peu, pour se perdre dans un trou noir. Qu’il faut constamment se ramener au réel. Echafauder des plans pour vivre. J’ai à l’esprit, cette autre réplique de Stardust Memories que j’adore, tant elle frappe juste : Too much reality is not what the people want. Le monde bouge et que je le veuille ou non, je bouge avec lui.