Je suis un être social

Je suis un être social. Et je pense me faire bientôt un tee shirt avec écrit ces mots en gros caractère sur la poitrine.

Je suis un être social comme avec ce couple que j’ai rencontré. Etre en présence, les uns des autres, tout simplement. Des noms qui restent : Fabrizio. D’autres qu’on oublie. Des phrases absurdes qui résonnent comme : pendant la guerre, j’ai mangé beaucoup de noix de coco. Je suis un puzzle de rencontres. J’ai l’enthousiame du chien, pourvue d’une ouverture à 360 degrés sur ce qui m’entoure. Avant ma rencontre avec Fabrizio, je venais de me faire prendre le pouls dans la rue par une infirmerie itinérante. Tout le monde avait l’air si joyeux, il y avait une telle bonne humeur à l’intérieur de cette infirmerie, que j’ai donné mon bras. Quelques jours auparavant, j’avais atterri dans un gymnase à Siquijor, pour écouter en Catalog, une conférence sur la contraception. Candide de Voltaire, c’est moi.

img_1010

Il est impossible de raconter ce qui fait la beauté d’un voyage. Il y a quelque chose de l’ordre de l’intangible, qui déplie la réalité et lui redonne son sens premier, comme le plaisir de parler et de rire (parce que je suis toujours surpris combien je peux rire en voyage) pendant une heure avec une équipe facétieuse de coiffeurs à Dumagueté.