Maria Fé, Vincenté et les autres

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Avion de Manille en direction de Dumaguété. Et ferry jusqu’à l’Ile de Siquijor.

Partout, des sourires. il y a quelque chose de facile dans les relations avec les Philippins. Et plus particulièrement ici. Une évidence comme avec Maria Fé et Vincenté, rencontré sur la route, alors que je marchais. D’ailleurs parlons-en de la marche. Personne ne comprenait pourquoi un Americano comme moi, marchait. C’est vrai, j’aurais pu prendre un tricycle ou bien louer un scooter, mais j’aimais marcher. C’était pour moi, quelque chose de  naturel,  cela me permettait de faire plus facilement des rencontres au fil de la route. Des rencontres simples comme avec Maria Fé, une veille femme qui reste avec sa fille dans une petite maison et qui m’invite à m’asseoir avec eux. Ils vendent des biko, un gâteau de riz délicieux et m’offrent un café. Nous discutons, rions beaucoup. J’apprends des rudiments de tagalog, comme par exemple ako lalaki, qui veut dire je suis un garçon et je fais la connaissance de Vincenté, le fils de Maria Fé. Vincenté est en visite à Siquijor. Vincenté ne parle pas Anglais. Il y a de la bonté dans son regard. Il me montre ses tatouages. Sur sa poitrine, le dessin d’une femme, les jambes ouvertes sur son téton gauche. Nous rions. Vincenté boit beaucoup et fait des bêtises comme il dit. Il finit la plupart de ses nuits saoul à dormir dans la rue.