Sous la jupe des filles

On peut toujours faire le malin, donner l’impression d’avoir compris quelque chose à la vie, toujours est-il que la vie se termine. Michel Houellebecq

Je me perds dans le dédale du quartier musulman de Varanasi. Jusqu’à ce que je me retrouve sur les ghâts, suivi par une nuée d’enfants qui veulent que je leur paie des cigarettes. Ils me font rire. Avec eux, je suis au cinéma. Je suis dans Accatone de Pier paolo Pasolini. Je suis dans le voleur de bicyclette de Vittorio De Sicca. Plus tard, je tombe sur la grande mosquée d’Aurangzeb, qui est impressionnante. Sous la chaleur écrasante, une touriste, avec une jupe très courte  – chercher l’erreur – monte les escaliers qui mènent à la mosquée. Tout à coup, c’est le spectacle, les enfants aux premières loges, me font signe de m’asseoir avec eux pour regarder ce qui se passe sous la jupe des filles. Paradoxe, incongruité de la situation. Barbes longues, appel à la prière, peux-tu me dire ce que tu comprends du monde ?

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