Varanasi est un poème

Varanasi, c’est la découverte de Mukesh, de Lata Mangeshkar et de Mohamed Raffi, célèbres chanteurs de l’âge d’or du Cinéma Bollywood. Old is Gold comme disent les indiens. Varanasi, c’est aussi et surtout, boire du chai, matin, midi et soir. Varanasi, c’est faire du cerf-volant le soir sur les toits. Varanasi, c’est voir des bateliers, dégager un corps mort de leur barque, pour le laisser reprendre sa route dans le Gange. Varanasi, c’est descendre une étroite ruelle, longue comme une langue de pierre pour aller voir les crémations. Varanasi,  c’est le souvenir d’immenses colonnes de bois, de l’odeur de la cendre te donnant à voir autant qu’à sentir le passage de la vie à la mort. Varanasi, c’est les compétitions de natation pour les enfants, la nuit tombée. Varanasi, c’est me perdre dans les dédales des rues sans fin. Varanasi, c’est les singes, les chiens, les vaches, les chèvres, les buffles, les fouines, les poules. Mais Varanasi, c’est surtout la dévotion des pèlerins. La malice des faux sadhous. Varanasi, c’est parfois des tempêtes de sable qui se lèvent dans le ciel pour tout envelopper.

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